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Le matériel du Réseau Breton

Locomotives vapeur
Locomotive E417 A la différence des autres réseaux secondaires bretons, le Réseau Breton de part ses relativement longues distances à parcourir et le potentiel de marchandises important a nécessité l'étude d'un parc traction spécifique.
Pour aller vite sur les lignes sinueuses du réseau il était important d'avoir un essieu directeur à l'avant de la machine et des roues motrices assez grandes. La première série de locomotives est logiquement des 120T construites de 1892 à 1893 par les la SACM à Belfort pour les E201 à E209. Une deuxième série, E210 à E216, est commandée à la société Franco-Belge à Raismes pour les les lignes de Rosporden et Rostrenen en 1896. Ces locomotives avec des roues motrices de 1,20m ont une vitesse de 55 Km/h en palier.
Trois 031T (E301 à E303) destinées initialement au réseau du Cher viennent compléter en 1892 le parc pour le service marchandises des lignes de Guingamp et Morlaix. L'absence d'essieu directeur leur donne une tenue de route médiocre et de ce fait elles sont rapidement reléguées à la manoeuvre.
Le Réseau Breton commande ensuite 22 locomotives 230T qui remplissent pleinement les attentes avec une puissance correcte pour les lourds trains marchandises (elles peuvent tirer 230 tonnes) et une vitesse maximale de 55 Km/h.
Wagon grue En période de pointe, les trains de marchandises arrivent à un tonnage important. Le Réseau Breton décide d'acquérir des locomotives articulées système Mallet pour avoir suffisamment d'essieux moteurs tout en ayant l'avantage de l'articulation pour l'inscription dans les courbes. Les premières sont livrées en 1895. Il s'agit de locomotives 020+020T qui prennent les numéros E401 à 407. Cependant, à la veille de la Première Guerre Mondiale, le trafic marchandise continue à croître et par moment les 020+020T ne suffisent plus. Huit locomotives 030+030T sont alors commandées.
Quelques autres locomotives ont circulées sur le Réseau Breton mais il ne s'agissait que de locomotives en essais ou récupérées à la fermeture d'autres réseaux.

Autorails
Le premier autorail à circuler sur le Réseau Breton est un prototype de la société De Dion Bouton. Il y circule à partir de mai 1936. Les bons résultats de ces essais conduisent le Réseau Breton à commander six autorails à la société De Dion Bouton en 1939. La Seconde Guerre Mondiale retarde leur fabrication et ce n'est qu'en 1946 que les premiers exemplaires sont livrés. Ce seront les seuls autorails commandés pour le Réseau Breton.
D'autres matériels seront cependant utilisés : les De Dion NJ rachetés au chemin de fer de Valmondois à Marines, les Decauville DXW destinés au Yunnan en Indochine mais jamais livrés du fait des événements. En 1952, trois automotrices et deux remorques Billard des Tramways d'Ille et Vilaine sont repris par le Réseau Breton. Certaines motrices seront démotorisées puis utilisées comme remorques. Enfin, en 1957, le réseau fait l'acquisition des deux autorails De Dion Bouton OC1 du réseau départemental des Côtes-du-Nord.

Voitures et wagon
Le parc remorqué du Réseau Breton se constitue principalement de voitures mixtes 1ère /2ème classe et voitures de 3ème classe. On trouve également plusieurs voitures équipées d'un compartiment bagages. Si la rame n'est pas composée d'une voiture équipé d'un compartiment bagages, un wagon dit fourgon à bagages est ajouté au train. A noter également la présence d'une voiture salon (la numéro ABfy 1000).
Pour son trafic marchandise, le Réseau Breton disposait d'environ 1000 wagons répartis entre les wagons couverts (dont certains étaient équipés pour servir de wagon à marée), les wagons tombereaux et les plats. Une rame de secours était composée d'une dizaine de wagon dont un wagon grue.